La vie est une nappe d'eau dormante sauf au temps
Que je passe au lit et maudis à chaque instant.
Je mène une vie de misère et d'abstinence
Et végète au seuil d'une indécente existence.
Mes maigres ressources s'effritent au fil des ans;
Mes dépenses, elles, galopent à un rythme croissant.
La maladie a rongé mon corps qui n'est plus
Qu'une faible silhouette et un squelette perclus.