Ignorance et misère découlent de la paresse.
Il faut bien s'en méfier: elles ont le même faciès.
Ne cesse d'en ôter la crasse qui s'y tuméfie.
Passe-les à l'eau courante qui purifie.
Des trois jaillit un mal qui résiste à tout remède.
Elles secrètent un poison allergique à toute aide.
Quand au milieu des hommes l'épidémie s'installe,
Leur vie devient pénible: l'issue en est fatale.
Des coupes de la honte, c'est ce qu'ils ont à boire
Pour entretenir leur chagrin ostentatoire.
Je t'exhorte, mon peuple, de faire preuve de prudence.
Le cours de chacune d'elles est source de démence.
Je t'exhorte, mon peuple, d'éradiquer le mal,
Avant qu'il prenne racine, s'élargisse et s'étale.
Extirpe la tumeur qui a tendance à croître:
Sinon, elle deviendra un fléau opiniâtre,
Humiliant la nation, la couvrant de mépris,
Laissant croire que nous sommes de déshonneur épris.
Notre nation a besoin d'hommes de réflexion,
De culture et de zèle dans le champ de l'action
Pour veiller loyalement sur ses intérêts
Sans tergiverser, ni chercher à palabrer.
Les tractations ont dans ce monde fait école
Où la nappe phréatique est à raz du sol,
Où les hommes mènent une lutte fratricide
Dont seul sort victorieux le héros intrépide.
Parmi les conseils d'un homme d'une grande expérience,
Ces propos que l'on cite comme une vraie sentence:
"Seul des êtres humains mérite le titre d'homme
Celui qui ne compte sur terre sur aucun homme."