Le poème ci-dessous m'a été présenté à l'hôpital Avicennes à Rabat par mon pur et fidèle ami, lr chérif exemplaire et éminent homme de lettres, Abdelmalek El Belghiti, fils de Moulay Ahmed El Belghiti,savant érudit et analyste littéraire, qui a l'esprit critique et juge avec discernement, que Dieu lui accorde sa sainte miséricorde et l'admet dans les vastes jardins de son paradis. Il a introduit ce poème ainsi qu'il suit:
Louange à Dieu seul
A Monsieur le professeur et poète de génie Abderrahman Hajji, en lui souhaitant un prompt et total rétablissement.
Ame soeur, poète, enseignant chevronné,
Nous sommes fiers dans la contrée où tu es né
Que tu y as conquis les coeurs et les esprits.
Qui, pour t'avoir méconnu, n'a pas l'air contrit?
Qui ne se souvient de ton faciès rayonnant,
Ta démarche posée, l'âme à l'avenant?
Nous te vouons un amour indéfectible,
Voyons en toi le dernier coeur incorruptible.
Renseigne-toi auprès de ces nombreux passants
Chez qui ils ont été en allant et venant.
Comment va-t-il? Ah! S'il se trouvait parmi nous!
Quittera-t-il l'hôpital pour un lit plus doux?
Quel jour pourra-t-il reprendre ses causeries,
Egayer le public avec ses mots d'esprit?
Poursuis ton but avec constance dans l'effort,
Sois toujours assidu, évite les remords.
Courage Abou Zayd! Ne sois pas si aigri.
Mon coeur te dit d'être patient et est meurtri.
Que c'est pénible de ne pouvoir se lever.
Ainsi, j'ai tardé à venir à ton chevet.
Je n'ai pas pu tenir de te voir alité.
Sois un peu tolérant pour mon coeur agité.
Mais, vois-tu, je suis venu, mû par l'affection,
Qui a rempli mon coeur de tant de compassion.
Puisse Dieu te guérir et te réconforter
Du mal qui t'a saisi, qui nuit à ta santé.
Je te reverrai dans un proche avenir
Disponible comme toujours, sans coup férir.
Tu seras guéri pour marcher sur tes deux jambes
Vers ta salle de cours, lieu de tes dithyrambes.